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25/05/2005

Chasse à la baleine: Le gouvernement australien entre en croisade contre la volonté japonaise.

On attendait une action diplomatique contre le projet Nippon d'augmenter ses tueries de baleines, là voici enfin.

Ian Campbell, ministre australien de l'Environnement, a juré de lutter jusqu’au bout contre l’accroissement des prises de baleine par le Japon. La promesse fait suite à un courrier particulièrement virulent de John Howard, le premier ministre australien à son homologue japonais Junichiro Koizumi dans lequel ont été une nouvelle fois mis en doute les raisons scientifiques avancées par le Japon pour justifier sa chasse aux cétacés. Cette lettre, rédigée en terme « exceptionnellement forts » montre la détermination de Camberra dans la lutte contre les massacres japonais de baleines. Le premier ministre australien a ajouté le que le grand nombre d’eco touristes baleiniers représente « la preuve évidente du grand intérêt public dans le bien être des baleines et qu'une inquiétude considérable du public peut être attendue, pas seulement en Australie mais sur l'ensemble de la planète, si la chasse à la baleine était intensifiée ».

La chasse commerciale à la baleine, que le Japon mène sous couvert de fins "scientifiques", fait régulièrement l’objet de condamnations internationales. Pourtant, un directeur adjoint à l'Agence nippone des pêches a assuré que la "position (du Japon) sur la chasse à la baleine à des fins scientifiques ne changera pas simplement parce qu'il y a des pressions étrangères". Il a ajouté que "La chasse à la baleine fait partie de la culture japonaise". Tokyo a l'intention de presque doubler ses prises de baleines de Minke, actuellement de 440 par an, et de pêcher des baleines de plus grande taille, les rorquals communs et les baleines à bosses qui sont des espèces menacées.

Selon les experts, "le projet japonais est irresponsable et pourrait compromettre l'augmentation des populations et même conduire à la diminution de leurs faibles effectifs". Le sujet sera au centre des discussions de la prochaine réunion annuelle de la Commission Baleinière Internationale (CBI), qui se tiendra en Corée du Sud du 20 au 24 juin 2005.

20/05/2005

Les parasites vivant sur la peau des megaptères

La peau des baleines à bosse arbore tout un peuple d’organismes : balanes, poux de baleine ou lamproies, ces animaux vivent en grand nombre sur le paisible géant. Les balanes sont des crustacés à carapace qui se fixent sur la coque des navires ou sur les rochers comme sur la peau des baleines. Ces « coquillages » appelés « chapeau chinois » par les enfants, créent des marques rondes et des taches très reconnaissables sur leurs hôtes. Les poux de baleines sont eux aussi des crustacés qui ressemblent à de petits crabes mesurant de un demi à deux centimètres, muni de quatre pattes en crochets et se logeant dans les recoins du corps des baleines. Enfin, les lamproies sont des poissons carnivores dont la bouche en forme de pommeau de douche est une ventouse munie de petites dents disposées en cercles concentriques qui leur permet de s’attacher et de se nourrir d’autres poissons et de la peau des baleines. Un déparasitage régulier s’impose donc. C’est l’un des avantages des spectaculaires sauts qu’effectuent parfois les baleines et leur permettent de se libérer des parasites grâce à la force de l’impact de l’eau sur leur gigantesque corps.