03/08/2008

Les sanctuaires baleiniers

3d1913fa8106df5d5dc0c146b4a2eef3.jpgUn sanctuaire baleinier est une zone ou la chasse commerciale est interdite. A ce jour la CBI ; Commission Baleinière Internationale (l'organisme responsable de la préservation des populations de baleines) a établi deux de ces sanctuaires : celui de l’Océan Austral et celui de l’Océan Indien. Le maintien des sanctuaires est remit en question tous les dix ans. Les propositions répétées pour ajouter l’Atlantique Sud et le Pacifique sud n’ont jamais atteint la majorité de 75% des votes de la CBI pour être acceptés.

Le premier sanctuaire des baleines a été établi par dans l'Antarctique en 1938, au sud du 40° parallèle sud entre les longitudes ouest 70° et 160°. Ce sanctuaire a été maintenu jusqu'en 1955 pour être ouvert ensuite temporairement pendant trois années afin de réduire la pression de la chasse sur les autres zones. Par la suite, en 1979, la CBI a établi le sanctuaire de l’Océan Indien, protégeant ainsi une zone dans laquelle les baleines viennent se reproduire, mettre bas et allaiter leurs petits. 15 ans plus tard, en 1994 la CBI décide la mise en place d’un sanctuaire des mers australes. Celui-ci couvre toutes les eaux entourant l'Antarctique et protège une zone où s'alimentent les trois quarts des baleines de la planète. Seul le Japon s'opposa à la création du sanctuaire de l'Océan Austral. En 2004, la nouvelle coalition anti-sanctuaire échoue à nouveau (25 voix pour et 30 voix contre et deux abstentions). Le japon est alors publiquement accusé d’avoir acheté les voix de pays pauvres par le truchement de l’aide Internationale.

 

« Le Japon continue de chasser la baleine sous des motifs dits scientifiques »

 

Comme les sanctuaires ne s'appliquent qu'à la chasse commerciale, le Japon continue de chasser la baleine sous des motifs dits scientifiques. Il est pourtant notoire que la viande de baleine est légalement vendue sur les étals japonais. L’image internationale du japon souffre beaucoup de sa politique baleinière, la question de la survie des baleines devenant un symbole pour la communauté internationale. Le contournement des règlements internationaux et le massacre de cétacés par le Japon sont perçus comme sournois et cruel par l’opinion publique qui se passionne de plus en plus pour la cause des cétacés. Certains pays comme l’Australie montent au créneau et le problème devient source de heurts diplomatiques. Il est clair aujourd’hui que l’attitude du Japon frise l’entêtement : les gains de leur politique pro chasse sont infinitésimaux au regards des désavantages.

Les sanctuaires baleiniers sont économiquement intéressants et constituent un progrès environnemental. L’activité touristique d’observation des baleines (whalewatching) est génératrice de revenus alternatifs bien supérieurs à ceux de la chasse. Inoubliable , le spectacle des baleines permet la sensibilisation du grand public et encourage donc la protection et la recherche sur les cétacés. Les sanctuaires baleiniers promeuvent l'espoir d'un monde sans chasse baleinière.

17/07/2008

Origines de La Commission Baleinière Internationale

La chasse industrielle à la baleine noire nordique date du 11e siècle. Les baleines à bosse et les cachalots devinrent les cibles suivantes de la chasse commerciale. L'huile tirée de leur graisse était largement utilisée, notamment pour l'éclairage. A la fin du 19e siècle, l’invention du moteur à vapeur et du harpon explosif qui amélioraient la vitesse des bateaux et la portée et la précision des tirs s’ajoutèrent à cette sombre liste les baleines bleues et rorquals communs, jusqu’alors trop rapides.

Ces nouvelles technologies et le rendement décroissant des campagnes de chasse dans les océans du nord conduisirent à l’extension des zones de pêche. L’Antarctique, lieu de nourrissage connaissant d’importantes concentrations de baleines, vit naître une chasse à grande échelle et très rentable. Au cours de la première guerre mondiale l’utilisation de l’huile de fanons de baleines dans la fabrication d’explosifs augmenta les débouchés et par conséquent la pression sur les stocks.

 

 « Dés lors, le besoin d’une coopération internationale en vue de la conservation de la ressource devint évident » 


Dés lors, le besoin d’une coopération internationale en vue de la conservation de la « ressource » devint évident. En 1925 la société des nations reconnaît la surexploitation des baleines et la nécessité de réglementer les activités de la chasse à la baleine. Un bureau de statistique est mis en place en 1930 et recense 43 000 prises cette même année. Le même nombre suivra l’année d’après malgré une première convention internationale signée par 22 pays parmi lesquels le Japon et l’Allemagne ne sont pas.

Avec l’extinction annoncée des espèces de grandes baleines, plusieurs pays se réunirent régulièrement dans les années 30 pour tenter de mettre de l’ordre dans l’industrie. Finalement en 1948, entre en vigueur la Convention Internationale pour la Régulation de la Chasse à la Baleine (ICRW) et la Commission Baleinière Internationale (IWC) fut établie comme son organe de direction. Dés 1956, la rencontre annuelle des 22 pays membres de la CBI statuât sur les règlements, zones et quotas de chasse sur la base de 75% des votes.

En 1986, la Commission Baleinière Internationale vote un texte interdisant totalement la pêche de grandes espèces de baleines. La CBI avait émis des recommandations en ce sens dès 1982, demandes qui furent reprises et soutenues par des organisations de défense de l’environnement telles que Greenpeace. Toutefois les principaux pays chassant ces animaux chercheront à contourner l’interdiction pour des raisons de recherches scientifiques, comme le Japon ou l’Islande. Quant à la Norvège, elle refusera d’appliquer le moratoire.

 

Ces dernières années, en reconnaissant les nouvelles menaces pour ces espèces, le consensus des 79 états membres de la CBI a évolué vers une attitude préservatrice au grand dam de quelques pays (Japon, Islande et Norvège) qui tentent de contourner les règlements ou les infléchir par des manœuvres politiques.

 

23/01/2008

La reproduction des baleines à bosse.

Il est extrêmement rare d’observer les ébats amoureux des baleines à bosse, l’acte en lui même ayant lieu en toute intimité. L'étape de la séduction est quand à elle tellement ostentatoire qu'il est assez aisé de pouvoir l’apprécier. En effet, une compétition intense a lieu chaque année (de juillet à septembre) entre les mâles dans les eaux du canal de Sainte Marie pour le plus grand plaisir des visiteurs.
Le succès de leur cour repose à la fois sur l’art du chant et sur celui de l’acrobatie. Le premier art (le chant) est utilisé pour charmer la femelle et l’attirer dans la zone active, le second art (l’acrobatie) est une démonstration de force et d'agilité qui souligne la qualité du patrimoine génétique de la bête et intimide les autres prétendants.
La femelle a son mot à dire dans la sélection de son escorte. Si elle n'est pas disposée à s’accoupler ; soit parce qu’elle n'est pas dans sa période fertile, soit parce que le mâle ne lui convient pas, elle pourra échapper à ses courtisans en changeant son comportement de plongée ou se tourner de manière à sortir son ventre de l'eau, de façon à se mettre hors d'atteinte des mâles.

20/06/2007

Manger avec ses moustaches

Les baleines qui sont parmi les plus gros animaux de la planète se nourrissent principalement de petits organismes, comme le zooplancton (des crustacés comme le krill et les copépodes) et de petits poissons (capelan, hareng, lançon, etc.). Les baleines à bosse utilisent leurs fanons comme un piège pour retenir leurs proies.
Le fanon est formé de deux lames cornées verticales entre lesquels se dressent une série de poils très durs. Les poils s’entremêlent avec les fibres intérieures du fanon ce qui forme un filtre à travers lequel l’eau passe facilement à la différence des proies. Les baleines à bosse possèdent plusieurs centaines de fanons qui sont disposés le long de la mâchoire supérieure. Ce sont à ces fanons que les baleines à bosse doivent le nom scientifique de leur groupe: mysticète qui se traduit par "baleine à moustaches".
La baleine à bosse est dotée également de sillons ventraux qui permettent à la peau de s’étirer et donc à la gorge de prendre du volume et d’engouffrer d’importante quantité d’eau et donc de nourriture. Le terme rorqual est un terme norvégien qui signifie d’ailleurs "baleine à pli".

15/03/2007

La naissance d’un baleineau.

Baleine à bosse et son baleineauPar un matin d'hiver austral, après un an de grossesse, à l'abri d’une baie peu profonde de Sainte Marie, une baleine megaptère met au monde un petit. Pour cette mère, l’instant est précieux, il ne se reproduira pas avant au moins trois ans. Une fois sorti, le baleineau respirera sa première bouffée d’air, poussé à la surface par sa mère. Il mesure déjà 4 mètres et pèse plus de 800 kilos. Dans deux semaines, son poids sera doublé, nourrit par l’afflux sous pression des 500 litres de lait maternels quotidiens. L’objectif est de se constituer une couche de graisse et des réserves énergétiques pour effectuer le long voyage de retour vers les mers froides. Entre deux allaitements, le baleineau sera entraîné par sa mère, il apprendra doucement à nager, posé sur son dos. Cet apprentissage durera toute une année pendant laquelle le couple demeurera inséparable.

15/06/2006

5e Festival des Baleines de l’île Sainte-Marie - FEBIS

Le festival aura lieu du 30 août au 3 septembre 2006.

Avec près de 20 000 visiteurs l’édition 2005, avait été un succès. On se souviendra de la bonne organisation de ce précédent festival qui avait vu la présence de grands noms de la scène malgache telles que Jaojaoby le roi du Salegy, de nombreuses animation sportives, un concours de Miss Zagnaharibe, des expéditions baleines pour les enfants de Sainte Marie, des projections, de nombreuses animations festives comme on sait les faire à Nosy Boraha et des soirées animées par de fameux DJ malgaches.medium_affiche_febis_mail_OK.jpg

Le programme de cette année n’étant pas définitif nous nous contentons de vous donner un avant goût et une présentation succinte de l’évènement.

La 5e édition prévoit notamment : une grande soirée d’ouverture avec sons et lumières, des concours sportifs, des circuits touristiques et promenades, une élection de Miss, un espace jeunesse avec des jeux et des activités pour les enfants, des ateliers de formations artistiques, des projections, des conférences de sensibilisation à la protection de l’environnement naturel et des baleines, un carnaval saint marien et de nombreux spectacles avec un grand concert de cloture. L’équipe initiale se renforce d’une chorégraphe et scénographe, et de comédiens de théatre et de cirque.

Les artistes déjà inscrits sont : Bagzana, Jarifa, Tianjama, Hazolahy, Fenofagnahy, Mc Crotal, Backom, Din Rotsaka et Vaiavi Chila... La compagnie l'Aléa des possibles sera aussi de la partie.

Les regroupements annuels de baleines à bosse, la biodiversité exceptionelle de la région et la richesse du patrimoine historique et culturel de Sainte Marie ont motivé les organisateurs du FEBIS à construire au fur et à mesure des éditions successives :
- Une manifestation à vocation culturelle internationale
- Un outil de sensibilisation environnementale
- Ue événement qui contribue au développement touristique et éco-touristique de Madagascar et de l’Océan Indien
- Une manifestation de nature à apporter à la région des retombées socio-économiques sur le long terme

Cette édition du FEBIS-ZAGNAHARIBE s’annonce bien. Venez y nombreux.
Article obtenu avec la collabioration des Hôtels de Sainte-Marie 

20/05/2006

Les parasites vivant sur la peau des megaptères

La peau des baleines à bosse arbore tout un peuple d’organismes : balanes, poux de baleine ou lamproies, ces animaux vivent en grand nombre sur le paisible géant. Les balanes sont des crustacés à carapace qui se fixent sur la coque des navires ou sur les rochers comme sur la peau des baleines. Ces « coquillages » appelés « chapeau chinois » par les enfants, créent des marques rondes et des taches très reconnaissables sur leurs hôtes. Les poux de baleines sont eux aussi des crustacés qui ressemblent à de petits crabes mesurant de un demi à deux centimètres, muni de quatre pattes en crochets et se logeant dans les recoins du corps des baleines. Enfin, les lamproies sont des poissons carnivores dont la bouche en forme de pommeau de douche est une ventouse munie de petites dents disposées en cercles concentriques qui leur permet de s’attacher et de se nourrir d’autres poissons et de la peau des baleines. Un déparasitage régulier s’impose donc. C’est l’un des avantages des spectaculaires sauts qu’effectuent parfois les baleines et leur permettent de se libérer des parasites grâce à la force de l’impact de l’eau sur leur gigantesque corps.

19/07/2005

Le Japon aurait acheté des voix

Le Japon continue toujours de tuer des baleines sous un prétexte scientifique. D’anciens responsables de pays concernés affirment de surcroît que le Japon fourni de l’aide à des pays en développement pour obtenir leur soutien à la levée de l'interdiction de la chasse à la baleine à des fins commerciales. Trois de ces pays concernés sont les îles Salomon, la République Dominicaine et Grenade. L’un de ces responsables est Atherton Martin qui dit avoir démissionné de son poste de ministre dominicain de l’environnement en 2000 pour protester contre cette pression. Le Japon dément avoir tenté d’influer les votes. La dernière réunion de la Commission Baleinière Internationale (CBI) a heureusement vu le rejet des motions pour la reprise de la chasse commerciale et pour le vote à bulletin secret mais ces révélations semblent confirmer que des tractations politiques sont menées pour que cette chasse reprenne. Nos chères baleines demeurent en danger.

12/07/2005

Les baleines sont bien arrivées !

C'est avec un grand plaisir que nous avons vu les premiers souffles de la saison 2005 le vendredi 24 juin dernier. La nouvelle de ce premier groupe de baleines composé de quatre adultes et d'un baleineau a été accueillie avec joie par la population et les visiteurs de l'île de Sainte Marie. A présent elles se regroupent en nombre dans le canal séparant l’île Sainte Marie de Madagascar. Ces derniers jours, c’est de nombreuses fois que le sonneur de conque marine du Masoandro Lodge, perché sur un rocher, a sonné pour signaler un groupe de baleine à l’horizon.

De manière générale, les baleines à bosse arrivent dans les eaux malgaches par vagues successives. Les premières arrivées sont habituellement des femelles accompagnées de leur baleineau né l’année précédente et en cours de sevrage. Arrivent ensuite, les baleines immatures, individus encore trop jeunes pour se reproduire. Puis, c'est le tour des mâles reproducteurs et des femelles en repos de cycle. Enfin, apparaîtront à la dernière semaine de juillet, avec près d'un mois de retard sur les premières arrivées, les baleines femelles gravides tant attendues par les mâles reproducteurs qui tenteront de les séduire par d'impressionnants sauts acrobatiques hors de l’eau.

25/05/2005

Chasse à la baleine: Le gouvernement australien entre en croisade contre la volonté japonaise.

On attendait une action diplomatique contre le projet Nippon d'augmenter ses tueries de baleines, là voici enfin.

Ian Campbell, ministre australien de l'Environnement, a juré de lutter jusqu’au bout contre l’accroissement des prises de baleine par le Japon. La promesse fait suite à un courrier particulièrement virulent de John Howard, le premier ministre australien à son homologue japonais Junichiro Koizumi dans lequel ont été une nouvelle fois mis en doute les raisons scientifiques avancées par le Japon pour justifier sa chasse aux cétacés. Cette lettre, rédigée en terme « exceptionnellement forts » montre la détermination de Camberra dans la lutte contre les massacres japonais de baleines. Le premier ministre australien a ajouté le que le grand nombre d’eco touristes baleiniers représente « la preuve évidente du grand intérêt public dans le bien être des baleines et qu'une inquiétude considérable du public peut être attendue, pas seulement en Australie mais sur l'ensemble de la planète, si la chasse à la baleine était intensifiée ».

La chasse commerciale à la baleine, que le Japon mène sous couvert de fins "scientifiques", fait régulièrement l’objet de condamnations internationales. Pourtant, un directeur adjoint à l'Agence nippone des pêches a assuré que la "position (du Japon) sur la chasse à la baleine à des fins scientifiques ne changera pas simplement parce qu'il y a des pressions étrangères". Il a ajouté que "La chasse à la baleine fait partie de la culture japonaise". Tokyo a l'intention de presque doubler ses prises de baleines de Minke, actuellement de 440 par an, et de pêcher des baleines de plus grande taille, les rorquals communs et les baleines à bosses qui sont des espèces menacées.

Selon les experts, "le projet japonais est irresponsable et pourrait compromettre l'augmentation des populations et même conduire à la diminution de leurs faibles effectifs". Le sujet sera au centre des discussions de la prochaine réunion annuelle de la Commission Baleinière Internationale (CBI), qui se tiendra en Corée du Sud du 20 au 24 juin 2005.

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