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30/03/2005
Code d'observation des baleines
Les opérateurs accrédités respectent des règles de bonne conduite et savent établir un contact progressif et le plus pacifique possible avec les cétacés.

• La distance d'observation minimale est de 100 m pour un groupe de 1 à 3 baleines adultes et de 200 m pour une mère et un baleineau ou un groupe de plus de 4 baleines.
• Lorsque des baleines sont repérées, il ne faut pas naviguer à vitesse maximum dans leur direction. Il convient plutôt de réduire progressivement la vitesse à 5 noeuds dans la zone d’approche des 800 m jusqu'à la zone d'observation des 300 m.
• Il est important de limiter dans le temps l’observation d’un même groupe de baleines, après 30 à 60 mn d'observation, il convient de quitter le groupe. De la même manière, il ne faut pas fréquenter les mêmes sites d'observation. Un planning d'observation sera établi par le commandant du bateau.
• Pendant ou à la fin d'une période d'observation, il faut garder le moteur au neutre ou coupé tant que les baleines sont à moins de 300m.
• Il ne faut jamais couper la route de baleines en mouvement. L'approche doit se faire par le 3/4 arrière et la navigation doit s'effectuer sur un cap parallèle à celui d'un groupe de cétacés afin de rester dans le champ visuel des animaux et réduire ainsi le stress qui leur est occasionné.
• Il ne faut pas s'engager dans une zone d'observation ou plus de 2 bateaux sont présents. Lorsque plusieurs bateaux sont présents, il ne faut pas qu'ils encerclent les animaux.
• Il ne faut pas placer le bateau au milieu d'un groupe de baleines.
• Il faut éviter les changements brusques de direction du bateau et de régime du moteur à l'approche et dans la zone des 300 m.
• Il ne faut jamais séparer une baleine de son baleineau en passant ou s’arrêtant entre les deux.
• Pour des questions de sécurité évidentes, il ne faut pas s’approcher trop près d’un groupe en train de sauter.
15:50 Publié dans Ecotourisme baleinier | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Baleines
07/03/2005
La peau des baleines
La peau est le plus grand organe des baleines. Elle est dépourvue de poils, douce au toucher et sa texture rappelle celle d’un oeuf dur sans coquille. Sous cette peau, lui donnant un aspect caoutchouteux, un manteau de graisse conserve la chaleur du corps, particulièrement vitale pour les baleines qui vivent une partie de leur vie dans les eaux glacées polaires. Pour certaines espèces, la couche peut avoir plus de 30 cm d’épaisseur à certains endroits. Etant moins dense que l’eau, cette graisse qui représente une proportion importante de l’animal, lui permet de flotter plus aisément.
Ainsi, l’épaisseur de l’hypoderme des baleines est un élément indispensable à leur survie, c’est la raison pour laquelle les baleineaux sont allaités dans des eaux chaudes pour la constitution de ce manteau qui leur sera nécessaire pour le grand retour vers les eaux glacées.
La peau des cétacés permet de recueillir des données scientifiques d’importance, l’ADN, le type d’alimentation, l’accumulation des polluants présents dans l’environnement de la baleine sont des informations qui peuvent être recueillies grâce à un minuscule morceau de peau et de gras prélevés sur l’animal de son vivant au cours d’une biopsie.
17:15 Publié dans Questions scientifiques | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nature et Animaux
La thermorégulation des baleines
L’eau conduit la chaleur 25 fois plus vite que l’air, les déperditions de chaleur y sont donc rapides. Maintenir une température corporelle à environ 37oC représente ainsi un grand défi. Pour y arriver, les baleines se dotent à leur naissance d’une épaisse couche de graisse qui isole leurs organes internes du milieu ambiant qui est souvent très froid mais possèdent aussi un ingénieux système vasculaire de thermorégulation : le rete mirabile (« réseau admirable » en latin).
Dans les extrémités isolées comme les nageoires pectorales, dorsales et caudales, les artères sont entourées de plusieurs veines. La chaleur du sang des artères qui le conduisent depuis les organes internes vers les extrémités est récupérée par celui des veines qui conduisent le sang depuis les extrémités vers les organes internes. De cette façon, le sang qui atteint la surface du corps est déjà refroidi, ce qui limite les déperditions de la chaleur interne. Parallèlement, le sang dans les veines qui revient des capillaires de la surface du corps et qui atteint les organes est réchauffé.
Ce système est constitué d’anastomoses artério-veineuses qui sont comme des « passerelles » connectant une artère à une veine. Elles se situent dans la couche de graisse et permettent de faire passer le sang directement de l'artère à la veine, sans utiliser les capillaires situés à la surface de la peau. En utilisant ces « ponts », le sang évite ainsi les interactions thermiques avec l’environnement et donc les pertes de chaleur.
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